28 novembre 2017

LES ORGIES DE CALIGULA (Critique + répliques de la mort qui tue)


LES ORGIES DE CALIGULA, jaquette, Lorenzo Onorati, Robert Gligorov, Péplum érotique, nanar
(ROMA. L'ANTICA CHIAVE DEI SENSI aka CALIGULA'S SLAVE)


de Lorenzo Onorati (sous le pseudo de Franck Kramer)


avec Robert Gligorov, Sandra Venturini, Aldo Ralli, Maurice Poli, Francesco Romei, Gianfranco Parolini, Louise Kamsteeg, Cristy Brandao, Aldo Sambrell, Rodolfo Licari...



Péplum / Erotique / Nanar – Italie (1985)



LES ORGIES DE CALIGULA, Lorenzo Onorati, Robert Gligorov, Péplum érotique, nanar, seins nusDe jeunes gens en toge frappent dans leurs mains. Une femme aux aisselles poilues se retrouve les seins nus et s’enfuit, poursuivie par un jeune homme. Ce dernier la rattrape, ils se sourient, il la prend en levrette. Sur ces entrefaites, un jeune éphèbe habillé comme un pirate de chez Michou arrive. Il est accompagné de trois femmes nues qu’il promène en laisse et a l’air très mécontent. Le premier jeune homme (celui de la levrette) s’excuse, les deux hommes s’embrassent quand soudain le jeune éphèbe le mord jusqu’au sang puis le calotte. On apprend alors que ce coquet flibustier n’est autre que Caligula.

LES ORGIES DE CALIGULA, Lorenzo Onorati, Robert Gligorov, Péplum érotique, nanar
Cette scène d’ouverture des plus exotiques ne laisse aucun doute : nous sommes en présence d’un nanar ! Mais attention, pas de n’importe quel nanar : LES ORGIES DE CALIGULA représente la crème de la crème des nanars, de ceux qu’on peut voir et revoir sans se lasser.

Tout dans ce film est succulent : le jeu des acteurs réellement catastrophique, l’intrigue des plus nébuleuses, le non-sens de certaines scènes, les costumes ridicules, etc…

25 novembre 2017

LA POSSEDEE (Critique)

LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, jaquette
(EXPONERAD aka EXPOSED aka DIARY OF A RAPE)


de Gustav Wiklund


avec Christina Lindberg, Heinz Hopf, Björn Adelly, Janne Carlsson, Birgitta Molin, Siv Ericks, Tor Isedal...



Erotique / Drame – Suède (1971)


LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, naked, female nudity, seins nusPendant une soirée, Léna, une étudiante, pose nue pour des photos coquines. Victime d’un chantage de la part du photographe, elle est obligée de prendre part aux parties fines qu’il organise et d’avoir des relations sexuelles avec ses invités, hommes ou femmes…

Difficile à la lecture de ce "pitch", de ne pas voir entre LA POSSEDEE et le culte THRILLER certains points communs. Outre la présence de Christina Lindberg et de Heinz Hopf, des similitudes existent au niveau du scénario. En effet, comme dans le rape and revenge de Bo Arne Vibenius, l’héroïne se retrouve sous l’emprise d’un homme, non par la drogue mais par le chantage, non pour l’argent mais par perversion.

LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, naked, female nudity, seins nus
Comme dans ANITA, autre film érotique avec Christina Lindberg, le réalisateur utilise le contraste qui existe entre son visage juvénile et ses formes affriolantes afin d'accentuer son propos. Malheureusement, son jeu d’actrice n’est pas au niveau de son physique, le manque d’expression de l'actrice, qui semble continuellement ailleurs, nuit quelque peu au film, comme c'était déjà le cas dans THRILLER. Difficile dans ces conditions d’éprouver une quelconque empathie envers cette jeune étudiante qui fantasme des scènes de sexe et de violence, qui veut fuir sans vraiment le faire et qui cherche l’amour sans vraiment le vouloir. Le personnage de Léna devient alors très vite irritant tant on a envie de la secouer (il s’agit là d’une image) pour la faire réagir. On suit donc ses pérégrinations au gré de ses rencontres jusqu’à un final très sombre qui aurait mérité une approche plus subtile.

08 novembre 2017

ANGEL OF DEATH (Critique)

ANGEL OF DEATH, zoe bell, jaquette, action, tueuse, Paul Etheredge
(aka ED BRUBAKER'S ANGEL OF DEATH)




avec Zoë Bell, Brian Poth, Doug Jones, Vail Bloom, Jake Abel, Justin Huel, Lucy Lawless, Ted Raimi, Ingrid Rogers, Kaela Crawford, John Serge...



Action – Etats-Unis (2009)



ANGEL OF DEATH, zoe bell, action, tueuse, Paul EtheredgeTueuse professionnelle, Eve travaille pour la mafia et enchaîne les assassinats sans aucun état d’âme. Lors d’un énième contrat, tout bascule : elle tue une adolescente innocente et se retrouve avec un poignard planté dans le crane. Elle s'en sort miraculeusement mais, hantée par la jeune victime, se voit contrainte de ne buter que des méchants, à savoir ses anciens commanditaires…

Révélée au grand public par Quentin Tarantino dans BOULEVARD DE LA MORT, Zoë Bell, également cascadeuse, est, de par son physique, crédible en tueuse professionnelle, et ne fait jamais tâche pendant les nombreuses scènes d'action, même les plus bourrines. Et c’est là le point fort de ce film : son actrice principale et ses épaules de déménageur.

ANGEL OF DEATH, zoe bell, action, tueuse, Paul Etheredge
Malheureusement cela ne suffit pas à faire un bon film et le manque de scénario et de profondeur des personnages fait ressembler ANGEL OF DEATH à un pilote de série télé.

On retrouve, en effet, toutes les caractéristiques propres à ce genre très codé : des personnages facilement identifiables (l'héroïne torturée et indestructible, la flic intelligente et la méchante méga méchante), une situation de départ claire et des perspectives d’évolution non exploitées. D’où une impression d’inachevé.

24 septembre 2017

LEGITIME DEFENSE (Critique)

LEGITIME DEFENSE, thriller avec Jean-Paul Rouve réalisé par Pierre Lacan
(aka FINAL BALANCE)



de Pierre Lacan


avec Jean-Paul Rouve, Olivier Gourmet, Claude Brasseur, Marie Kremer, Franck Tiozzo, Bess Limani, Catherine Bary, Sandrine Blancke, Nicole Valberg, Gilles Cohen, Albert Goldberg, Michel Ardouin...



Thriller / Belgique - France (2011)



LEGITIME DEFENSE, thriller avec Jean-Paul Rouve réalisé par Pierre LacanBertin, un flic à la retraite reconverti en détective privé, a disparu. Son fils, Benoît, part à sa recherche et sans le vouloir met le doigt dans un engrenage qui le dépasse mettant sa vie et celle de sa famille en danger. Confronté à la violence d’un monde qui lui échappe, Benoît doit découvrir au plus vite la vérité pour tenter de s’en sortir.

LEGITIME DEFENSE, librement inspiré du roman TERMINUS PLAGE de Alain Wagneur, garde l’essentiel de son intrigue mais pas sa structure narrative. Là où le livre nous plongeait dans deux enquêtes parallèles, celle de Jean-Claude (renommé Benoît dans le film) et celle d’un flic, Zamanski, le film zappe ce dernier et se limite à une seule enquête (un flic du nom de Zamanski apparaît bien dans le film, mais il s’agit plus d’un clin d’œil, ce personnage étant assez éloigné de celui du bouquin).

Cette histoire d’un homme ordinaire confronté à la pègre et obligé d’en adopter les codes pour sauver sa famille (aspect non présent dans le livre) n’est pas sans rappeler l’intrigue de A BOUT PORTANT de Fred Cavayé, film d’action totalement invraisemblable où Gilles Lellouche se transforme comme par magie en véritable bête de combat. LEGITIME DEFENSE évite ce travers et ne se limite pas à un polar avec de la baston dedans.

L'action est bien sûr présente mais n'en constitue pas l'élément principal : une place très importante est laissé à l'enquête. Enquête assez basique mais très efficace. Et l'efficacité est le maître mot de ce film. Une fois que l’histoire nous a happé, difficile de la lâcher.

LEGITIME DEFENSE, thriller avec Jean-Paul Rouve et Claude Brasseur réalisé par Pierre Lacan L’excellent Jean-Paul Rouve (l'envoûtant POUPOUPIDOU) est totalement crédible et s'en sort parfaitement, traînant son faciès fatigué et désabusé de scène en scène.

Il est de plus magnifiquement épaulé par Olivier Gourmet en parfait salaud et par Claude Brasseur excellent comme à son habitude bien loin de l'ambiance beauf de la saga CAMPING.

Malgré quelques fautes de goût (la fin too much au possible) LEGITIME DEFENSE est un très bon thriller à l’ancienne, ce qui est loin d’être péjoratif.

14 juillet 2017

FAIS UN VŒU (Critique)

FAIS UN VŒU (MAKE A WISH aka LESBIAN PSYCHO) de Sahron Ferranti, Slasher lesbien
(MAKE A WISH aka LESBIAN PSYCHO)


de Sharon Ferranti


avec Moynan King, Virginia Baeta, Hollace Starr, Melenie Freedom Flynn, Amanda Spain, Lava Alapai, Nora Stein, Eric Vichi, Neil Wilson...



Slasher / Horreur – Etats-Unis (2002)




FAIS UN VŒU (MAKE A WISH aka LESBIAN PSYCHO) de Sahron Ferranti, Slasher lesbienSur le papier, FAIS UN VŒU a de la gueule. Imaginez plutôt : un slasher lesbien avec de l’humour dedans. Le rêve pour tous les cinéphiles hétéros, non ?


J'étais donc en droit d'espérer un film avec des filles dénudées jouant entre elles, des meurtres bien déviants et craspecs pour les punir de leurs pêchers, des vannes toutes pourries mais funs et un combat final d'anthologie entre une tueuse masquée et la plus prude de nos lesbiennes (oui, je sais, ça fait beaucoup...).

Et là, quelle déception !

FAIS UN VŒU (MAKE A WISH aka LESBIAN PSYCHO) de Sahron Ferranti, Slasher lesbienIl y a bien des lesbiennes profitant d’un week-end de camping pour folâtrer mais, mon dieu, que ces demoiselles sont pudiques ! D’un autre côté on est pas dans un Dorcel, donc, jusque là je suis indulgent : il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

Ca commence déjà à se gâter avec l’humour. Celui-ci se limite en effet à quelques calembours pas assez mauvais pour être bons et à trois blagues potaches pas drôles.

FAIS UN VŒU (MAKE A WISH aka LESBIAN PSYCHO) de Sahron Ferranti, Slasher lesbien, meurtre à l'arc
Mais là où on atteint des sommets de nullité, c’est au niveau des meurtres. Ceux-ci sont mal filmés et mal amenés par une parodie de mise en scène. Ni flippants, ni malsains, ils ne font jamais mouche. Et ça c’est impardonnable : on est quand même censé être dans un slasher.

Vous ajoutez à tout cela un scénario aussi vide qu’une bouteille en fin de soirée et vous obtenez une pelloche sans aucun intérêt.

Alors que reste-t-il à ce film ? Eh bien, un superbe argument de vente auquel il est difficile de résister…


08 juillet 2017

ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS (Réplique de la mort qui tue)


Clint Eastwood et Lee Van Cleef dans ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS de Sergio Leone :- C'est une question indiscrète peut-être ?    - Non. J'estime que les questions ne le sont jamais, mais les réponses bien souvent.

"- C'est une question indiscrète peut-être ?
  - Non. J'estime que les questions ne le sont jamais, mais les réponses bien souvent."


ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS de Sergio Leone


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